Bousculer ses habitudes alimentaires !


A la une, A ma façon / dimanche, octobre 11th, 2020

« Il faut prendre très tôt de bonnes habitudes, surtout celle de savoir changer souvent et facilement d’habitudes. »

Pierre Reverdy (1889-1960), poète français.

 

bousculer ses habitudes alimentaires : les végétaux pour pharmacie

          Bousculer ses habitudes alimentaires pour manger plus sainement.

Découvrir et mettre en place de nouvelles habitudes n’est pas facile. De nombreux paramètres entrent en compte lorsque l’on parle d’alimentation. Il s’agit d’apporter ce dont le corps à besoin pour se développer et pour se maintenir en bonne santé. Un autre aspect auquel j’accorde de l’importance est l’alimentation de l’âme. Pouvoir identifier et accueillir ses émotions sans les atténuer avec une gourmandise.

Que cela soit par choix ou contraint pour des raisons médicales, bousculer ses habitudes alimentaires demande de l’indulgence et de la patience.

En effet, il n’est pas facile d’empêcher les automatismes de refaire surface. Certaines habitudes alimentaires sont associées à une consolation. Plus qu’une gourmandise, elles deviennent une récompense. Cette association « gourmandise – pour ajuster une situation peu agréable », peut être plus difficile à abandonner puisqu’elle induit un réconfort.

Modifier mon alimentation pour manger plus sainement m’a également demandé un travail supplémentaire sur ce que « psychiquement » j’associais à ces moments d’envie/besoin d’aliments réconfortants.

Cela peut expliquer pourquoi, alors qu’il est bien connu que manger moins de sucre, sel et matières grasses est bénéfique pour la santé, il est si difficile à mettre en place des habitudes alimentaires plus saines.

Bousculer ses habitudes

Ce qui est valable pour l’alimentation l’est aussi dans d’autres domaines (les écrans, le sommeil, etc.). En réalité, personne ne souhaite vraiment retirer des aliments gourmands de son alimentation ou éteindre les écrans tôt dans la soirée pour simplement se coucher de bonne heure. Les raisons peuvent être nombreuses : culturelles, attachement aux habitudes familiales ou au côté convivial ou encore le ressenti d’un besoin…

Impulser des changements demande de sortir de son confort quotidien, d’avoir de la volonté et d’identifier les raisons pour lesquelles ces changements (alimentaires ou d’habitudes de vie) sont souhaités. 

Un point de vue personnel

J’ai le sentiment  que de manger sainement est se donner la possibilité de se connaitre vraiment, sans influences environnementales et potentiellement toxiques. En ce donnant cette chance suffisamment longtemps pour en ressentir les bienfaits, la motivation et la volonté d’un changement de vie s’amorceront d’eux-mêmes.

Pour cela, rien de tel que de se fixer des objectifs réalistes et, si ce n’est déjà fait, de se mettre dans une démarche de confiance en soi et d’indulgence.

Prendre soin de soi, de sa santé physique et psychique, émotionnelle et spirituelle. Quel beau programme !

Tout un tas d’excuses nous poussent à procrastiner ou nous conforter dans la routine si durement mise en place. Pourtant, nos choix alimentaires peuvent réellement avoir un impact fort sur le bien-être en général. Certains aliments induisent un phénomène inflammatoire, d’autres favorisent le développement de bactéries et virus pathogènes. 

Si vous me suivez depuis mes débuts, vous savez que mon chemin de bien-être a débuté avec l’arrêt de la consommation de sucres ajoutés. (Voir ma démarche ici.) Je vous livre mes quelques astuces si l’aventure vous tente.

 

Comment ai-je débuté mon changement alimentaire plus sain ? (l’exemple du sucre)

L’état d’esprit revêt une grande importance. Dans les débuts, je me suis laissée porter par les effets positifs de la restriction du sucre ajouté qui ne se sont pas fait attendre. Sur la longueur, un avancement pas à pas s’est imposé. Chacune de ces avancées, aussi infime soit-elle, m’a été bénéfique.

1. La première chose a été de stopper la consommation de boissons sucrées, sodas, jus de fruits.

Mis à part les jus de légumes dans une démarche de détoxination, l’eau est la boisson à privilégier pour une bonne et saine hydratation.

2. Toujours autour des boissons, la réduction progressive  de la quantité de sucre ajouté dans les boissons chaudes peut faire une grande différence. Surtout si ces boissons sont nombreuses tout au long de la journée. Diminuer jusqu’à ne plus sucrer du tout.

3. Le petit déjeuner est très souvent le repas le plus sucré : pourquoi ne pas en prendre son parti en ne consommant que les sucres naturels des fruits ? C’est ainsi que je m’octroie un repas de fruits par jour.

4. Retour aux fourneaux et aux plaisirs simples de partager un bon moment en famille en confectionnant ses propres préparations ! Il y a bien entendu l’aspect convivial, celui aussi d’y mettre de belles intentions mais également de sélectionner les ingrédients ainsi que la quantité de sucre ajouté. Par la même occasion, les conservateurs, arômes et autres colorants peuvent également être évincés.

5. Faire du dessert quelque chose de particulier, un moment que l’on partage en famille ou entre amis, non pas une obligation quotidienne ou pluri-quotidienne. Devenus plus rares, les desserts prennent une saveur encore plus exquise !

6. Les friandises, ou le sujet qui fâche. Les tentations sont très nombreuses dans notre environnement et particulièrement dans celui d’un enfant : du grand-parent au goûter d’anniversaire en passant par le distributeur ou le rayon en début de caisse. En toute logique, les friandises devraient être limitées. Cependant, le comportement insidieux de l’enfant qui pourrait en découler est de se cacher des parents et/ou encore d’en faire une consommation excessive à la moindre occasion. (Vous aurez reconnu, entre les lignes, mon expérience parentale !!). J’ai donc fait un arrangement entre moi et moi, tel le petit ange et le diablotin sur mon épaule me dictant ce que je dois faire, je laisse place à l’indulgence, la confiance et l’information. Il n’y a plus de sucreries à la maison, toutefois chacun y trouve sa saine gourmandise : noix de cajou, mangue séchée, cacao cru, etc…

7. Ma consommation de chocolat a beaucoup évoluée. Je suis passé du chocolat au lait/noisettes au chocolat noir avec une concentration importante de cacao puis à un carreau très occasionnel. Un vrai sevrage !

Pour en consommer avec plaisir, il est important d’augmenter progressivement le pourcentage de cacao. Plus la concentration en cacao est importante, moins il y a de sucre.

8. Choisir un fruit entier plutôt que transformé est une saine alternative. Rien n’égale le fruit entier avec ses fibres, vitamines et minéraux intacts.

9. En épluchant les étiquettes de composition des produits, on s’approprie le rôle de consommateur éclairé : plus le composant arrive tôt dans la liste, plus sa concentration est importante. Si le travail peut paraître un peu laborieux, s’informer sur les produits de consommation permet vraiment de basculer ses habitudes alimentaires sur un versant plus sain.

10. Il n’y a pas de carence possible en retirant le sucre de table de notre alimentation. On savoure pleinement le vrai goût des aliments en plus d’améliorer notre santé.

Pour conclure

Si bousculer ses habitudes alimentaires en les modifiant afin de manger plus sainement demande de la volonté, de l’indulgence et de la patience, les résultats sont sans équivoque. Prendre soin de soi signifie aussi de se réapproprier la capacité de faire les choix qui sont bons pour nous !

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